Les films de l’été (1/2)

La sélection est complétement arbitraire mais que voulez vous, je ne vais pas au cine si souvent que ca : World War Z, Man of Steel & Star Trek : Into Darkness !

Je vous propose d’attaquer par World War Z car il est important de plomber ce film des que possible. Adaptation de roman de Max Brooks éponyme, je ne peux malheureusement que crier au massacre. C’est un mauvais film de zombies qui ne tient la route que par ses effets spéciaux et la présence de Brad Pitt. Je précise bien la présence et non pas l’interprétation. Il s’agit d’un énième film d’action apocalyptique, un divertissement qui avait la prétention d’adapter une oeuvre littéraire de référence dans le domaine et qui ne sort pas du carcan de film d’été que l’on oublie bien vite !

Passons à Superman avec Man of Steel, reboot de la série avec les effets spéciaux actuels. Alors à ma grande surprise, le traitement des personnages et de leur motivation n’est pas fait à l´emporte pièce. Certes, notre ami de rouge et de bleu vêtu n’est pas particulièrement loquace mais cela reste cohérent avec la perte de son père adoptif et son souhait de vivre en marge de la société tant qu’il n’aura pas trouvé son origine. On a de ce fait un superman un peu moins loyal con que d’habitude et on ne va pas s’en plaindre. Lois Lane a également une épaisseur appréciable en debut de film mais se trouve malheureusement réduite au rôle de factrice sur la fin du film. Bien sûr, elle ne sera pas étrangère au regain de foi de Kal El en l’humanité mais disons que le scénario l’imposait plus que ce que l’on pouvait déduire de l’interprétation de Kal El.

Deux mentions très bien pour un méchant charismatique, Zod (Michael Shannon), et pour Jor El (Russel Crowe), qui ne se résume pas a un GPS pour vaisseau contrairement à ce que vous pourriez penser. Zod met en question l’eugénisme propre à la société kryptonienne, et plus généralement le « devoir » d’un soldat d’agir s’il se rend compte que sa société court à sa perte. Jor El incarne l’approche d’un citoyen a priori non violent (tout comme Steven Seagal tant que l’on l’importune pas) confronté à cette même situation. Ce qui est dommage est que ce sujet n’est réellement développer que dans les 20 premières minutes du film, et encore, masqué par une débauche d’effets spéciaux pour modéliser Krypton durant le soulevement de Zod.

A voir, probablement pas impérissable mais mention bien 🙂

Enfin, ce que je considéré comme le plus réussi pour la fin, Star Trek 2 nous compte une nouvelle fois les aventures du jeune James Kirk lors de ses premières années sur l’Entreprise. Certains reprocheront à Spock d’être le joyeux drille de service, une espèce de « comic relief » ponctuant le film à des moment plus ou moins appropriés. Il est vrai que le vulcain semble expérimenter un peu trop fréquemment avec les sous entendus, mettant ainsi un peu plus en avant son côté humain… On se prend à spéculer sur une école du rire vulcain fondée par Spock dans le prochain épisode.

Cote scénario, moins bien que le précédent film, peu de rebondissements, on enchaîne les scènes d’action et de dialogue avec une régularité saisissante jusqu’à la confrontation finale. Toutefois, on ne s’ennuie pas, surtout car il n’y a pas que Kirk et Spock dans la vie. Simon Pegg illumine une nouvelle fois de sa présence la salle des machines. Scotty conserve son aura de fumble (copieur!). J’attendais beaucoup de Bénédict Cumberbatch (déjà vu dans l’excellent Sherlock) dans le rôle du vilain de service mais le personnage ne lui donne pas vraiment l’occasion de développer son jeu d’acteur.

Par contre, JJ Abrams semble adorer les plans de pied ou de portrait de Mr Cumberbatch, avec un léger air machiavélique. Il aurait peut être dû ajouter une moustache de méchant pour être plus clair… Donc un bon divertissement, aux recettes certes classiques mais qui ne parlera pas qu’au Trekkies 🙂