Transformers 4, l’âge de l’extinction… des souvenirs de mon enfance

Juste avant d’aller voir le nouvel opus de la saga Transformers, un avis inopiné m’a été fourni sur cette œuvre : « vous verrez, c’est long »…

Transformers 4 poster

… et effectivement, long est un qualificatif qui s’applique à ce film, tout comme grosse bouse infame. Alors certes, le premier opus fonctionnait plutôt pas mal en jouant à fond sur la nostalgie des trentenaires qui avaient suivi avec ferveur la lutte entre Decepticons et les gentils robots : les Autobots. Mais le temps passe, nous en sommes déjà au quatrième opus, il y a toujours aussi peu de scénario, un jeu d’acteur consternant (je ne vois pas bien comment Marc Wahlberg se retrouve au casting…) et les sempiternelles explosions. Ces dernières, malgré leur fréquence abusive, ne parviennent pas pour autant à créer un quelconque rythme, rendant à chaque nouveau film du cinéma de Michael Bay plus caricatural que le précédent. Mais tout ceci pourrait être pardonnable pour un film où l’on demande de poser son cerveau avant d’entrer dans la salle et d’admirer les Autobots dans l’art de botter des postérieurs cybernétiques.

Notez le « Auto » dans leur nom, et vous comprendrez alors probablement pourquoi nous avons droit tout au long du film à de longs plans sur chaque marque de voiture pendant plusieurs secondes. Vous tiendrez alors la raison de mon ire à l’égard de ce film. Ce qui me fait bondir, c’est le placement de produit. Pas le fait qu’il existe, de toute façon, nous y avons droit dans quasiment toutes les productions désormais : ces publicités intégrées peuvent atteindre jusqu’à 30% du budget de production. Non, ici, on ne vous place pas le produit, on vous le plaque contre la figure. Outre la fréquence et la longueur excessive des plans publicitaires au sein du film, c’est leur absence totale d’intégration dans le contexte qui m’exaspère. Un exemple : nous somme en pleine course poursuite dans une ville avec, en fond, une bataille rangée entre les Autobots & Decepticons. Un camion de bière (1er plan sur la marque) est renversé par le crash d’un vaisseau spatial. Le contenu du camion s’éparpille sur la chaussée : bouteilles de bière bleues très identifiables (2ème plan). Ils auraient pû en rester là, mais non… Un automobiliste véhément sort de son véhicule pour demander au héros s’il a une assurance pour couvrir les dégâts. Le héros l’envoie promener tout en décapsulant une des bouteilles ramassée sur la chaussée, avec bien sûr l’intégralité de la bouteille dans le plan (3ème). Voilà voilà… J’ai vraiment cru me trouver à un moment dans « The Truman Show » qui déjà en son temps mettait en exergue les placements complètement incohérents. Le plus risible s’avère que plusieurs entreprises chinoises ayant promu leurs produits via ce film sont en litige avec la production (Paramount) en raison d’un mauvais placement de leur produit au sein du film o_O

En conclusion, j’ai passé un long moment devant un film publicitaire avec de grosses explosions. Peut-être que Mr Bay devrait lancer un kick-starter pour son prochain film afin de retrouver sa liberté artistique !