Brothers : a Tale of Two Sons

4 heures de jeu et pourtant, rien à enlever et rien à ajouter…


…j’avais lu comme beaucoup quelques critiques pointant du doigt la durée de vie du titre. Donc, au bout de 3 heures de jeu, je me suis dit « bon, c’est plié, c’est un jeu fort sympathique mais je ne vois pas pourquoi la presse a fait un tel foin ».

Ceci n'est pas le géant vert...

Premier point : une manette est obligatoire pour profiter pleinement du jeu. En effet, l’originalité principale du gameplay repose sur le contrôle simultané des deux frères. Partie gauche du pad pour l’aîné, partie droite pour le cadet, un seul bouton d’action contextuelle par frère. Et ça fonctionne vraiment bien : le contrôle est fluide et après un temps d’adaptation assez court, il devient possible de contrôler efficacement les personnages. Il n’y a qu’un bémol inhérent à ce choix : le caméra. Vous avez bien sûr la possibilité de l’orienter mais disons que les problèmes de cadrage sont assez fréquents pour un jeu linéaire comme celui-ci.

On ne va pas vous le cacher, le gars sur la table n'est pas bien en point...

Il faut noter que la linéarité n’est ici pas problématique puisqu’elle sert à merveille la narration. Narration qui se passe d’ailleurs de dialogue intelligibles : seuls les noms de personnages sont compréhensibles, le reste est un joyeux marmonnement. Enfin, joyeux : on part d’un prémisse sombre : leur mère est morte et leur père est gravement malade. Sur les conseils du shaman du village, deux frères partent à l’autre bout de la planète chercher la panacée pour sauver leur père. Et le monde est pour le moins hostile…

Pour cet après-midi, on annonce une pluie de flèches...

Même si la faune et la flore tenterons de nuire, vous ne rencontrerez à mon sens pas de réelle difficultés en terme d’énigme ou bien de dextérité pour accomplir les différentes actions : pas de challenge. Du coup, on se prend à profiter de l’ambiance et des tableaux pour constater que la direction artistique tient vraiment la route sur le visuel, mais reste peut-être un peu en retrait en terme de bande son.

Comme vous le voyez, tout ça fait un bon jeu, pas un grand jeu. L’étincelle d’originalité se trouve pour moi dans la dernière heure de jeu bien plus sombre. Et là, ça passe ou ça casse : soit comme moi vous avez pris l’ascenseur émotionnel avec les personnages, soit vous avez trop vu (et revu) les ficelles du scénario et vous n’aviez que hâte que ça se termine… Voilou, je ne peux pas trop en dire plus sans spoiler comme un chacal mais je ne peux que vous recommandez de vous accommoder du début un peu plan plan pour vous prendre une bonne claque en fin d’aventure. Dernier point : faire ce jeu en 2 ou 3 sessions pour profiter au maximum de l’ambiance du titre et de sa progression.