Hercules ou la somnolence

En guise de mise en garde, je me permets de vous informer dans quelles conditions j’ai été amené à visionner cette œuvre cinématographique :
– manque de sommeil
– il n’y avait vraiment rien d’autre à voir à ce moment là
– j’étais en mesure d’apprécier un éventuel second degré du film
– en VF
Voilà, vous êtes prévenus… ah et aussi je vais spoiler comme un chacal…

RHAAAAAAAAAAAÂ

… suffisamment éveillé au début du film, je laisse une chance à cette œuvre majeure du cinéma de Dwayne Johnson. Donc la scène d’intro : un homme, capturé par des pirates, sur le point de souffrir un sort peu enviable et très certainement douloureux. Il vente les mérites du héros Hercules qui va d’un moment à l’autre venir le délivrer. Il parvient à gagner suffisamment de temps par son discours pour que la silhouette de Méga Dwayne (je ne peux raisonnablement pas l’appeler Hercules désolé). Méga Dwayne a visiblement suivi la même cure que les tortues ninjas dans le prochain Mickael Bay en terme de musculature. Donc notre… culturiste principal ?… délivre l’homme des pirates avec l’aide de ses comparses. Et là, c’est bon, vous avez vu tout le film. En terme de scénario en tout cas. En terme d’acteurs pas tout à fait, il y a bien 2 ou 3 méchants qui sont introduits pour donner du fil à retordre à Méga Dwayne et à ses Dwaynettes.

Manque à l'appel : sage dwaynette

Méga Dwayne et les dwaynettes avec, de gauche à droite : ninja dwaynette, viking dwaynette, Méga Dwayne, amazone dwaynette, ménestrel dwaynette

A partir de ce moment, j’ai commencé à dormir donc j’ai raté une partie des réminiscences sur les 12 travaux qui sont présentés comme autant de flashback. Je me suis réveillé sur une scène où deux armées étaient confrontées : l’armée de Méga Dwayne contre les autres. Méga Dwayne gagne en utilisant la ruse, ce qui est un grand déshonneur pour un barbare, rappelons le. Je recolle un peu les morceaux :  il avait été embauché par le roi de Thrace (avec marqué backstab en gros sur le front) pour étouffer une rébellion dans l’œuf. Donc la fin du film : Méga Dwayne gagne la bataille, s’aperçoit qu’il a été manipulé, se retourne contre le roi accompagné de toutes ses dwaynettes sauf un, se fait capturer, se libère avec ses gros muscles, tue le roi avec ses dwaynettes au complet. Et le gros problème c’est que ça prend une heure…

GRAAAAAAAAAAAAAAÂ

Pour l’anecdote, la barbe du monsieur a été réalisée en véritables poils de testicules de yak.

Tout le film repose sur le fait que l’on vous conte la légende d’Hercules et que, comme toute légende, elle a été légèrement enjolivée. Hercules a eu des états d’âmes, ce n’est qu’un mortel. Il devait bien vivre aussi donc il a accepté des boulots un peu louches. Mais heureusement, il a ses amis sur lesquels il pouvait compter. Mouais, amis n’est pas le terme adéquat. Disons plutôt que si vous atteignez le statut de légende, alors il y aura un groupe de fanatiques qui vous suivra partout et tuera des gens pour vous. Honnêtement, je ne retiendrai qu’une réplique qui doit devenir culte : « – Mais comment avez-vous pu couper la peau indestructible du sanglier ? – Avec un couteau indestructible voyons ! » Et je ne pense même pas que ce soit la faute de la vf si tout le restant des dialogues tombent à plat…

Enfin une mention spéciale pour les publicistes en charge de la promotion de ce film… dans le métro parisien, on pouvait voir ça :

La dame avec le carquois et les flèches a aussi un nom, n’en déplaise au marketing : Ingrid Bolsø Berdal.