Life Is Strange et c’est tant mieux

Ouah… je viens de reposer la manette… Life Is Strange Saison 1 est fini… et je n’ai qu’une envie, relancer une partie du début !

life is strange - selfie

Que dire, sinon qu’il faut que vous précipitiez dessus. Je ne peux pas vous spoiler, donc on va parler mécanique et réalisation mais ça ne couvre qu’une petite partie de la pépite du studio français DONTNOD. On est sur du jeu d’aventure qui se joue au pad. Étrange me direz-vous mais ça passe plutôt bien depuis que Telltale s’y est aventuré. Et comme Telltale avait en son temps relancé le genre, Life Is Strange arrive modestement à le réinventer, réussissant notamment là où Quantic Dream piétine avec du cinéma interactif amélioré. Le cœur du gameplay est en partie inspiré des « Memory Remix » de Remember Me : un appui sur la gâchette gauche et vous revenez quelques secondes dans le passé. Il vous est donc possible de revenir sur les conséquences directes de vos actions mais pas d’en connaître les ramifications à terme. Donc bienvenue à l’effet Papillon. Bien que l’exploitation de ce mécanisme narratif ne soit pas nouveau, je le trouve particulièrement bien exploité pour deux raisons. D’abord, il permet quelques résolutions de puzzle sympathiques où l’on revient plusieurs fois sur un même dialogue pour l’orienter en connaissant déjà les réponses de l’interlocuteur. Sa matérialisation est peut-être un peu simpliste (nouvelle option de dialogue avec un icône pour vous signifier son apparition) mais c’est efficace et ça évite surtout toute frustration de rester coincer.

Ensuite, il permet vraiment de peser les conséquences directes des actions et de créer des véritables choix (je ne dirai pas moraux).

Life Is Strange - bacon

Bacon or no bacon, that is the question !

Pour ce qui est des victimes/bénéficiaires/cobayes de votre pouvoir, vous évoluez dans le petit microcosme de la jeune Max, étudiante en photographie, donc essentiellement sa classe et le personnel de l’école.

Life is Strange - Classe de Max

Ne sont-ils pas mignons 🙂

Ce qui captive au travers de la vie de Max, c’est le dépassement des petites intrigues du type « qui est le plus populaire au lycée » ou les stéréotypes de jeunes mal dans leur peau. Bien que l’environnement soit pour le moins familier, un campus et des ados dans une petite ville américaine, nous perçons progressivement ce qui se cache en-dessous de ce décor, avec pour fil rouge une enquête sur la disparition d’une adolescente.

Voilà, je ne peux pas trop en dire plus, si ce n’est que la bande-son vous bercera tout au long des 5 épisodes de cette première session. Vivement la suite… Life Is Strange et c’est tant mieux.