Hyper Light Drifter ou Link au purgatoire

La joie après la souffrance, c’est ce qui domine dans une session d’Hyper Light Drifter… un peu d’émerveillement aussi… et une vilaine toux.

Bannière Hyper Light Drifter

Boss de fin vaincu, je pense que je peux faire une petite pause pour écrire un peu… Alors oui, vous allez rager un peu. C’est normal et c’est plutôt rafraichissant pour un action RPG sur PC. Ce jeu a été comparé à Dark Souls pour sa difficulté mais c’est probablement exagéré : la progression s’avère vraiment bien dosée, si ce n’est peut-être votre premier boss avec votre équipement de départ, qui souffre du coup un peu du syndrome Tigror de Secret of Mana.

Le jeu emprunte d’ailleurs beaucoup à ce dernier et à Zelda : A link to the past dans la conception. La palette de couleur est par contre très… personnelle… et varie complètement d’un environnement à l’autre. On aboutit à un jeu très coloré mais qui reste lisible, même en pixel art. Les décors sont d’ailleurs l’occasion de faire quelques poses méritées entre deux combats retords.

Hyper Light Drifter - DécorToutefois, même les tableaux sont léchés, vous évoluez dans un monde de survivants à un cataclysme, donc il y a toujours un petit côté glauque en toile de fond. Vous en saurez au final pourtant peu de ce qui s’est exactement passé, étant donné qu’il n’y a pas de texte dans le jeu, toutes les histoires sont dessinées, ponctuées de quelques onomatopées et bruitages pour représenter les émotions des personnages. Bon, ce n’est pas tout à fait exact… il y a bien des inscriptions sur des stèles qui, si vous fouillez un peu sur le net, ont été décryptée et vous en révèle plus sur ce monde en lambeaux. Je vous conseille plutôt de regarder ça après un premier run, histoire de ne pas trop vous spoiler.

Hyper Light Drifter - Monolithe

« Mystérieux monolithe » : Selon reddit, il s’agirait d’une liste de courses pré-apocalypse…

La musique électronique se fait surtout l’écho du malaise ambiant et en particulier de celui de votre personnage. En effet, toute votre aventure sera ponctuée par la toux ensanglantée du héros, visiblement gravement blessé dès le début de l’histoire. En même temps, vu le nombre de fois où vous percuterez des ennemis, il n’est pas près d’aller mieux, même si vous ingurgiterez une bonne centaine de trousses de soins durant votre aventure. Ces dernières sont d’ailleurs très rares dans les tableaux intermédiaires. Les développeurs ont bien sûr eu la courtoisie d’en placer avant les boss, mais sinon, il faudra les chercher dans le décor, certaines étant bien cachées.

Hyper Light Drifter - Cachette

Au détour d’un secret…

Et vous découvrirez là ce qui fait à mon sens le charme du titre : l’exploration. Bien sûr, les combats sont très nerveux, les commandes, une fois prises en main (il y a quand même un petit temps d’adaptation…) permettent de valser autour des diverses menaces et la maîtrise d’un tableau saturé d’ennemis vous procure une satisfaction certaine.

Hyper Light Drifter - Corbeaux décédés

Finalement, ils n’étaient pas si nombreux que ça… * tousse un peu de sang *

Mais entre ces moments d’hyperactivité (et d’échecs à répétition), ce qui m’a fait revenir sur ce titre, c’est le monde à explorer, bourré de secrets à découvrir. Vous découvrez l’histoire de personnage annexe et des éléments de leur passé quelques tableaux plus loin. L’arrière-plan, en apparence inaccessible, se livre à vous au détour d’une plateforme invisible. Et puis, avant de finir votre aventure, vous vous essaierez sans doute à une petite partie de « football » local… Ce qui domine, au final, c’est la générosité de l’univers, même s’il n’est pas si peuplé que ça.

Hyper Light Drifter - Disciple corbeau

Un des nombreux enemis que vous croiserez au nord de la carte…

Voilà, je vous laisse découvrir le restant des mécaniques, somme toute classiques, et j’espère vous avoir donné envie de vous plonger dans ce petit joyau d’univers.

Hyper Light Drifter - Caverne

Et maintenant, j’y retourne, il me reste plein de lieux à explorer…